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Aventures marines

 
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Farfadet
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MessagePosté le: Jeu 19 Jan 2017, 11:13    Sujet du message: Aventures marines Répondre en citant

Pas mal ce récit et bien écrit  Okay

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MessagePosté le: Jeu 19 Jan 2017, 11:13    Sujet du message: Publicité

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Pocahontas
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MessagePosté le: Jeu 19 Jan 2017, 16:49    Sujet du message: Aventures marines Répondre en citant

Merci bcp, Farfadet, ça me touche !
Bizzz amicales,
Pocahontas


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MessagePosté le: Jeu 9 Fév 2017, 14:57    Sujet du message: Aventures marines Répondre en citant

PREAMBULE  

Peu de temps après mon arrivée au forum du ''bar du port'', j'ai eu envie de partager avec vous nos aventures marines familiales car je sens que vous êtes aussi une partie de ma famille, à présent. Vos commentaires et vos questions seront les bienvenues tout au long de ce parcours et enrichiront le propos.
Je veux aussi rendre hommage à mon père qui est mort le 15 Janvier 2016 et pour qui la mer et les bateaux ont été des passions remplissant notre existence pendant de nombreuses années.
Quel plus joli voyage que de vous raconter le sauvetage d'un bateau, la naissance, la restauration ou la résurrection des suivants? Tous aimés et soignés, d'abord par mon père, que ma mère accompagna bien souvent, quand elle le pouvait : nous sommes quatre filles et nos parents eurent à coeur de nous intégrer le plus et le plus souvent possible à leur passion. Le virus s'est transmis avec force et constance!
Ces aventures débutèrent dans le Nord de la France, à Hénin-Liétard (Hénin-Beaumont aujourd'hui) où mon père occupa son premier poste d'ingénieur électro-mécanicien, dans les mines de charbon entourant Hénin-Beaumont.
Le virus de la mer, issu de son enfance par héritage paternel, devait trouver son expression dans le sauvetage d'un Silhouette,petit voilier de 5m30 en bois bordé sur lisses,que mon père a récupéré sur des rochers près de Boulogne-sur-mer, échoué après une tempête en Août 1962.
Tout a commencé par la restauration de cette petite unité, dont je vous offre le récit, de la main de mon père,et qui n'a pas pris une ride.Le ''Mary Williams'' fut transformé en ''Squale'' par ses bons soins :


RESTAURATION DU ''SQUALE''


***Notre première rencontre eut lieu par une fraîche nuit de Septembre 1962.
Elle s'appelait ''Mary Williams''.
Je la voyais pour la première fois, gisante le long de la barrière du Yacht club Boulonnais, éventrée, pillée, pitoyable.
''Mary Williams'' est un croiseur côtier de 5m30, jaugeant 2 tonneaux 30,du type Silhouette.
Il s'était échoué en Août sur les rochers de ''La Crèche'' au cours d'une tempête.
Le propriétaire et seule passagère n'avait touché terre qu'exténuée, à la limite de ses forces.
En Octobre, nous entrons en relation avec le Comité du Club qui acceptait de nous céder l'épave pour 300 francs...
Les formalités administratives et douanières ne nous permirent guère de prendre possession de ce qui restait du bateau que le 1er Avril 1963.
C'est alors seulement qu'il me fut possible de l'observer tout à loisir et de tenter de chiffrer les dégâts.
L'enthousiasme et la faible lueur d'une lampe électrique nous avaient dissimulé beaucoup de choses... et un vent de panique souffla!
Les deux ailerons avaient enfoncé complètement la coque, entraînant avec eux
les lisses et deux mètres de bordé. Les vagues furieuses avaient déchiqueté les
fonds et arraché les devantures de couchettes entraînant le capot coulissant et la partie centrale du roof. L'hiloire tribord s'était rompue et l'ensemble présentait un aspect vrillé, des plus inquiétants!
Nous étions effondrés... Notre rêve s'écroulait et la bêtise d'avoir jeté 300 francs à la mer nous apparaissait de plus en plus... ce qui n'était pas, tant s'en faut, un encouragement à continuer.
La dépouille de nos espoirs fut quand même rapatriée à Hénin-Liétard, ne serait-ce que pour débarrasser le Club de ce monument peu esthétique et assez désolant.
Quelques jours se passèrent en observation. Nous remâchions notre déception. Terminés les rêves de croisières aux îles d'Hyères, les courses en Manche, le retour triomphal en Angleterre...!
Et petit à petit, en dépouillant la coque de tous ses éclats de bois, en la nettoyant, en sciant proprement les bordés et ce qui restait des fonds, il apparut que ''Mary Williams'' était de première jeunesse, que toutes les vis sortaient au tournevis, que l'étambot et l'étrave taillés dans l'acajou n'avaient pas souffert le moins du monde du naufrage.
L'espoir revint!
La grande décision était prise: ''Mary Williams'' revivrait et reverrait la mer.
Il s'agissait d'abord de l'amputer proprement de tous ses membres morts. Bientôt vint le temps de raccorder les lisses, après avoir redressé la cabine au palan, en mesurant au plomb les hauteurs le long du pavois.
Il s'agit ensuite de remplacer les deux membrures centrales en opérant par substitution partielle pour ne rien changer à la courbure des bordés et de l'étrave.
Les techniques de mineur sont riches en ressources pour opérer ce genre d'acrobaties!
Au bout de deux mois de travail, l'ensemble s'avérait prêt à border.
L'enthousiasme nous poussait à scier, coller, visser jusqu'à une heure ou deux heures du matin!
Il est impossible de décrire ce que je ressentis en descendant pour la première fois dans la cabine par le capot...et non plus par le trou béant de la coque.
Quelle satisfaction! Quel triomphe!
Octobre arrivait avec le froid, le brouillard et les courtes soirées.
Il fallait reconstituer le plan des ailerons. Je récupérai alors tous les bouts de bois qui semblaient devoir s'assembler pour repérer leur position. Leur strict parallélisme posait un problème qui fut résolu en plombant l'étrave et en traçant sur le sol leur ombre verticale. Il suffisait alors d'un fil à plomb pour déterminer les points de fixation.
Le dernier gros problème qui restait en suspens était la remise en place du lest.
Comment remettre en place, seul, deux cents kilos de lest? Avec un cric, bien sûr! Encore fallait-il le monter sur le cric! En soulevant l'ensemble par centimètre à l'aide d'un burin et de cales. Il ne fallut guère plus de deux heures pour le soulever des quinze centimètres nécessaires à l'introduction du cric.
Le safran, qui avait été rabattu et faussé sur les rochers, fut démonté, reconstruit et remonté à sa place. La barre fut purement et simplement changée.
Le toit de la cabine, les capots, les couchettes et assises de cockpit furent entièrement reconstruits avec du bois neuf, les restes récupérés étant trop abimés.
Ce travail s'avéra particulièrement long... car, en reconstruisant sur un bateau déjà existant, on ne peut, en effet, monter les différents assemblages dans l'ordre logique de présentation des pièces!
...Et puis, un bateau, c'est un peu un cauchemar de charpentier, en ce sens que rien n'y est horizontal, vertical ou d'équerre...
Vint alors le temps des travaux fastidieux: de longues heures passées à manier la lampe à souder, le grattoir et la ponceuse. La peinture donnera son allure définitive à notre Silhouette, rutilante avec ses acajous tout neufs et son liston immaculé!
Chaque soir, nous allions rêver un instant auprès de notre '' bête '' et cette promenade devint bientôt un rite immuable...
'' Mary Williams '' changea de nom: son aspect menaçant et ses ailerons lui donnaient, au fond du garage, un air de requin à l'affût...Il devint le '' Squale ''
Le plan de voilure devait être reconstitué; je le redessinais à partir de quelques repères que je pouvais avoir sur le mât, la bôme, les points d'amure et d'écoute. La voilerie ''Le Port'', de Vannes, fit un travail remarquable en interprétant astucieusement mes dessins et me livra un jeu de voiles d'une qualité irréprochable.
La mise à la mer inaugurale s'opéra sans histoires à Boulogne, le 14 Avril 1964.
Je devais bientôt être surpris des qualités de notre nouveau bateau!. Son allure un peu rondouillarde et les ailerons tant décriés ne laissaient pas de m'inquiéter sur les résultats que l'on pouvait en attendre.
Les faits devaient nous prouver que nous remontions fort correctement au vent et que les virements de bord s'effectuaient aisément. Au cours des vacances, nous nous sommes alors amusés à le gréer avec un foc supplémentaire, lui donnant une allure inusitée. Il perdait incontestablement beaucoup de ses possibilités au près...mais quel plaisir de voir la tête des habitués du quai se demandant à quel type pouvait bien être assimilé ce monstre...
Une croisière de quelques jours aux îles d'Hyères devait couronner l'aventure. Toute la famille en revint débordante d'enthousiasme, brûlée de soleil et dévorée de projets!


Eh bien oui, c'est décidé: cet hiver, nous construirons un Primaat. Deux couchettes, c'est un peu court pour deux grandes personnes et quatre enfants, et tous les temps ne permettent pas de dormir dans le cockpit, même en Méditerranée...Onze mois sont vite passés; il faut se mettre au travail sans tarder si on veut être fin prêts pour Juin prochain!***


Vos vies amarrées à vos bateaux ont la même saveur et la même rigueur qu'à cette époque! Vous devinez que les fonds étaient maigres en ce début de carrière, et nous étions déjà une famille de six personnes! En 1963, ''Chrisyaca'' est donc en gestation dans l'esprit de mon père. Il va naître des chantiers Merville, sur un plan Van de Stadt. La coque presque nue et brute du Primaat arriva dans ce Nord des terrils pour réchauffer et réjouir toute la famille, après les péripéties du Silhouette.










a


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MessagePosté le: Aujourd’hui à 02:39    Sujet du message: Aventures marines

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